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Chapitre 3 Cauchemars

Chapitre 3 Cauchemars


Cela faisait déjà une semaine que je fréquentais Shunn mais il y avait un hic que je n'arrivais pas faire disparaître. Toutes les nuits je revoyais la scène où j'étais en otage et je voyais mon ravisseur parler avec Shunn. Puis d'un seul coup la scène devenait toute noir et seulement quelques bruits me parvenaient. Quand la lumière revenait mon ravisseur, que j'ai surnommé Toto, me disait une phrase, à peine lisible, à l'oreille. Sans réponse, je revoyais toujours les même images sans pouvoir comprendre ce que signifiez ces cauchemars incessants.


Ce matin là je me suis levé en retard pour cause de manque de sommeil. Je suis partis de la maison vers huit heure et demi pour être au lycée pour le cours de neuf heure. Mes amies étaient déjà là depuis une heure et devaient sûrement m'attendre en se demandant mon absence de tout à l'heure. Je les rejoignis et nous commençâmes à parler. En effet , mes amies, pour me soutenir, avaient appris en même temps que moi le langage des signes.


- Abby!!! Comment vas tu? Tu as une mauvais mine. Je ne veux pas te paraître méchante mais tu es affreuse ce matin.


- Ne vous inquiétez pas, c'est juste que j'ai eu une panne d'oreiller, sinon je vais très bien!

- Mais pourtant cela ne t'arrives jamais
, s'étonna t-elle.



Il est vrai qu'elle avait raison ma petite Marie. En fait, elle voyait toujours juste. Marie est ma meilleure amie, je la connais depuis dix ans maintenant. Elle est plus belle que moi, plus intelligente et ces cheveux ressemblent à de la soie avec des reflets chocolats dans leurs ondulations. C'est une fille qui fait du sport mais sans plus et elle attire facilement les garçons avec sa taille de guêpe et son un mètre soixante dis huit.


- Ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas. C'est juste que je pense de trop en ce moment.



Ce qui n'était pas tout à fait faux. Elle me pris dans ses bras et me susurra de ne pas trop m'inquiéter au sujet de Shunn, que tout ce passera bien. Marie est la seule fille en qui je peux faire confiance pour garder un secret, surtout celui-la.


Pendant toute la journée je me suis senti pâteuse. J'avais mal au crâne et en plus de cela j'avais une envie de vomir qui pouvait arriver d'un moment à l'autre. A l'heure du déjeuné, mon état de santé s'aggrava par les vertiges. Étant donné que je n'avais pas mangé, je n'aidais pas mon organisme à aller mieux. La journée passait lentement et plus les secondes s'écoulaient et plus mes forces partaient hors de mon corps.


Quand je sorti de ma dernière heure de cours, je sentais mais toutes dernières forces disparaître. Mes jambes faisaient de toutes petites enjambées. Je me voyais à peine sortir du lycée et je me sentais devenir de plus en plus un « zombie ». Mes yeux s'ouvrirent quand j'entendis mon téléphone sonner. J'avais un message de Shunn qui me disait de m'arrêter et de me retourner, ce que je fis sans hésiter. Je voyais sa silhouette ce faufiler dans la foule composait de lycéens. Je ne compris pas ce qui m'arriva mais j'entendis Marie hurler et mes jambes qui s'écroulaient sous mon poids. Je n'avais pas touché le sol donc j'en déduisit que quelqu'un m'avait rattraper au vol. Je n'avais plus de force.


- Tu vas bien? Tu m'as fait peur espèce d'idiote!, hurla Marie.


Le temps que je me réveil il était déjà tard. Dehors il faisait nuit et les étoiles brillaient comme si elles n'avaient jamais hésiter auparavant. La pièce dans laquelle j'étais été encore flou pour mes yeux mais je savais directement que je ne la connaissais pas. Son odeur n'étais pas connus par mon flair car si ça avait été chez moi l'odeur aurait été plutôt un mélange de lilas et d'orange et chez Marie la rose et la fraise était présent avec une touche d'encens. Mais ici l'odeur ne m'était ni familière ni connu, jamais je n'avais senti un telle mélange.


Je me redressais pour voir qui était à coter de Marie et au bout d'un moment je reconnu Shunn. Il avait donc été là leur de mon évanouissement.


- Marie ne t'inquiète j'ai juste quelques problèmes en ce moment tu n'as rien à craindre. C'est seulement que à cause de ces cauchemars, je fais des nuits blanches et ça donne ce résultat.

- Quels cauchemars? Tu ne m'as rien dit!

- C'est seulement que je ne voulais pas t'inquiéter. Tu es si gentille, tu ne mérites pas d'avoir mes problèmes, en plus des tiens, sur le dos.

- ABBY!!!!!!! Tu me mets vraiment en colère, tu sais que je me fiches d'avoir tes problèmes sur le dos. Tu sais que tu peux tout me dire. En plus Shunn m'as dit comment vous vous étiez rencontrer. Pourquoi ne m'as tu rien dis?


Je n'avais jamais vu ma meilleure amie dans cet état. Je pouvais voir la tristesse, la crainte et la colère dans son visage mais le sentiment que je pouvais ressentir le plus était celui de l'amitié. Derrière elle, je pouvais voir Shunn qui essayait de comprendre notre conversation. En effet, étant donné que je parlais en langage des signes il ne pouvait comprendre que Marie qui parlait normalement tellement ces sentiments étaient forts.


- Marie, que dit-elle je ne comprend pas. Laisse moi l'aider un peu je n'aime pas être mis à l'écart.



C'était si soudain que je vis le visage de Shunn passait du miens à celui de Marie. Et celui de Marie à celui de Shunn au mien.



- Tu peux lui dire ne t'inquiète pas, après tout il m'a quand même secourus déjà deux fois.

- Elle dit que ce n'est rien qu'elle est juste fatiguée par les nuits blanches qu'elle fait à cause des ces cauchemars.


- Quels cauchemars, lui demanda t-il, avant de tourner la tête vers moi avec un air de surprise sur la figure.

- Bah ..... Euh...... Comment vous expliquez?


Je n'arrivais plus à articulez. Mes mains tremblaient ce qui faisait que mes gestes devenaient maladroit et donc mon langage incompréhensible. Je commença a me calmer quand Marie me pris les mains et me murmura qu'ils étaient là pour moi.


- Je revois la scène quand tu m'as sauvait dans le parc.

- Elle dit qu'elle revoit la scène où vous vous êtes rencontrer dans le parc et que tu l'as sauver de son agresseur.

- Mais que peux - t-il y avoir dans ce cauchemars qui fait que tu ne dors pas de la nuit?? Me demanda t-il encore plus surpris qu'il y a à peine dix minutes.

- Je vois mon ravisseur en train de te parler et la scène devient noir et il dit.....


Marie retranscrivait tous ce que je disais, à Shunn. Qui me pausait des questions ou acquiesçait. Mais j'étais bloquer, je ne savais toujours pas ce que disait Toto. Quand je me remémora le soir de mon agression, une de ces répliques est venue à moi.


- « tu m'as t'en fait souffrir pendant toute une année mais aujourd'hui je n'ai plus peur de toi, je suis le plus fort maintenant. » Mais je ne sais pas ce que cela signifie et cela me tracasse énormément.


Aussitôt, Marie lui transmit mes paroles et je vis le visage de Shunn ce durcir et ce mélanger avec de la mélancolie. Il n'a plus pausait de question et Marie me lança un regard qui pouvait que dire: « on en reparlera quand on sera seule. Un long blanc s'imposa dans la pièce. Il fut coupé par le téléphone de Marie qui sonnait. Elle partit de la chambre dans laquelle j' étais puis elle revenu en nous disant qu'elle devait rentrer chez elle. Je lui demandais si elle pouvait me ramener et elle échangea un regard avec Shunn qu'il compris aussitôt et me dit: « nous avons appelé tes parents et ils m'ont donné leur accord pour que tu restes dormir cette nuit chez moi. » Je sentis ma bouche s'ouvrir tellement ma surprise m'avait submergé. J'étais donc chez Shunn! Je sentis les doigts de Shunn me remettre la mâchoire à sa place. Et Marie et Shunn se mirent à rire en c½ur.


Quand Marie fut partie nous nous résidâmes seul dans le pièce mystérieuse et je pris mon portable pour lui demander où j'étais exactement dans sa maison. Il me répondit que nous étions dans sa chambre puis il continua en me demandant si ça me gênais si nous dormions dans la même pièce. Je lui fit un signe de la tête pour lui dire qu'il n'y avait aucun problème pour moi. Je me sentis de nouveau partir et j'eu juste le temps de sentir le baiser que Shunn déposait sur mon front.


Quand je me réveilla il était à coter de moi, avec un plateau repas qu'il venait de réchauffer. Il me regarda un long moment puis demanda si je voulais manger et j'acquiesça. Il me porta une culière de soupe à la bouche et il continua jusqu'à temps que le bol soit fini. Il parti reposer le plateau en bas et remonta avec des petits gâteaux que nous mangeâmes ensemble. Je lui fis une place dans le lit puis je m'endormis sur son épaule. Présentement, un bonheur total me traversa.


Pendant la nuit, je me réveilla j'étais en sueur, j'avais encore fait cet horrible cauchemar. Spontanément je me leva du lit mais je ne reconnu pas ma chambre. J'examina les alentours puis vu Shunn allongeait par terre avec son duvet rouge et son oreiller en plumes. Je me faufila entre lui et la porte puis sorti à la recherche de la salle de bain pour que mon corps ai un contact avec de l'eau fraîche. Au bout de quinze minutes de recherche je trouva la pièce qu'il me fallait. Après mettre hydraté l'épiderme je descendis les escaliers puis je suivis le couloir pour arriver au salon. La pièce était énorme, avec un canapé en cuir noir. Je mis installa et me mis à penser à mon rêve qui m'avait paru plus clair que ceux de cette semaine.


- Bah alors qu'est ce que tu fais là?



Je sursauta, c'était Shunn qui c'était réveiller et qui avait remarqué que je n'étais plus dans son lit. J'haussa les épaules en guise de réponse.


- Tu as encore fait un cauchemars? C'est ça?



Je n'eu pas besoin de répondre car Shunn se jeta sur moi pour me prendre dans ses bras. C'était la première fois qu'il me prenait comme cela.

- Tu sais il y a des choses que je regrette dans ma vie. Mais je sais une chose, c'est que je ne regrette pas de t'avoir rencontrer toi. Tu sais je tiens beaucoup à toi, et je n'aime pas te voir dans cet état.


Était il en train de ce confesser? Je n'en avais aucune idée.


- Je vais t'expliquer cette phrase qui te tourlupine mais s'il te plait ne me juge pas sur ce que j'ai fait dans ma vie passé. Car depuis que je te connais, tu as tout changer en moi.

Sa voie était si faible. Était il en train de pleurer? Je ne pouvais le dire tellement il me serrai contre lui. Le seul mouvement que je pouvais faire c'était lui faire comprendre en l'enlaçant, à mon tour, que je ne le jugerai pas.


- Pendant plusieurs années je me suis mal comporter avec les personnes de mon lycée. J'étais celui qu'il fallait éviter si on voulait pas que les ennuis viennent à nous. J'étais la terreur, celui qui faisait peur. Mais le jours où je t'ai vu sur le banc tu m'as regarder dans les yeux et je n'ai vu aucune crainte dans ce regard. Mais tu es parti en courant et je n'avais pas encore compris pourquoi jusqu'au jour où nous nous sommes revu dans le parc et que je t'ai secouru. Je ne pouvais faire autrement car si je n'avais pas été ce que j'étais devenu jamais cette scène ne ce serai produite. Et tu n'aurais pas ces cauchemars tous les soirs. Mais il y a quelques points positifs, j'ai pus te connaître et commencer à changer de comportement.

Il pris une longue respiration et je sentis son corps se contracter. C'était la première qu'il me parlait autant et aussi la première qu'il se confier à moi. A ce moment là, je me suis dis que jamais je ne pourrai juger une personne aussi sensible que lui. Après quelques secondes de silence il repris.


- Pendant quatre ans, j'ai traumatisé des garçons de mon lycée en les coinçant dans un coin et en les frappant violemment, ils ne m'avaient rien fait. Seulement un regard vers moi et ça me mettais dans une colère monstre sans que je comprennes. Mais ton regard à toi, tes yeux vert-bleu m'ont fait changer de position et je suis devenu l'homme que j'espérai devenir au fil des années. Alors s'il te plait comprend bien que je ne peux vivre sans toi, sinon je redeviendrai le Shunn qui martyrise tout le monde. Et cela je ne le veux pas.



Maintenant, je comprenais pourquoi il avait hésité à me le dire. Comme d'habitude j'étais trop émotive et mes larmes coulèrent sans que je n'eusse à comprendre. Shunn devait les avoir senti car il me relâcha pour me regarder après deux heures d'étreinte et de confession.


- Que ce passe t-il? Tu as peur de moi? Tu es triste de ce que je suis?


A chacune de ses questions je faisait non de la tête et je me retrouva de nouveau à son coup en pleurant plus qu'avant. Cette fois c'était moi qui ne le lâchait plus.


# Posté le lundi 15 juin 2009 15:12

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 05:31

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