Une voie familière me fit surgir de mes pensées, elle me disait:
- N'ai pas peur je suis là je ne te laisserai pas tomber tu peux compter sur moi.
Il était donc encore là. Mes lèvres se mirent à bouger mais depuis 6 ans aucun son n'en sortit. Ce geste fut suivie par le mouvement de mes yeux humides qui le cherchaient dans le noir.
- Laisse la partir, elle ne t'a rien fait. insista - t -il quand il recommença à parler.
Le jeune homme blanc comme un linge lui rétorqua qu'il ne voyait pas pourquoi. Puis il continua en révélant « tu m'as t'en fait souffrir pendant toute une année mais aujourd'hui je n'ai plus peur de toi, je suis le plus fort maintenant. »
En exprimant ces mots il avait une voie rogue qui transperça mes pensées pour me ramener dans l'horrible réalité qu'était celle ci à ce moment précis. Ce la faisait trois semaines que je cherchais à revoir mon bel inconnu mais jamais je n'aurai imaginé que ça ce passerai de cette façon. Mes larmes continuaient toujours de couler silencieusement, forte heureusement puisque mon sauveteur ne pouvait les voir à moins d'avoir un rayon X à la place des yeux. A quoi je doutais fortement!
Au bout de plusieurs heures mon kidnappeur commença à s'agiter dans mon dos. Il fit un pas puis j'entendis un crack et tout ce passa en quelques secondes. J'eu le temps de voir une ombre courir sur mon ravisseur et le mettre à terre en deux coups de cuillère à pot. Cela faisait quatre heures et demi que me retenait cette horrible monstre et maintenant je pouvais voir mon bel inconnu en train de le clouer au sol, c'était terminer. Mes jambes ne tenaient plus debout, la pression se relâcha et je m'écrasai par terre. Quelques minutes plus tard, la voie familière que j'aimais tant murmura à mon oreille: « Je me nomme Shunn, je vais t'aider à te lever puis je te ramènerais chez toi, si tu veux bien. Ne t'inquiète plus tout ira pour le mieux maintenant. »
Je crus que mon c½ur s'était arrêté mais en fait il triplât en pulsation. Il me pris les deux bras puis me souleva tout doucement avec une telle délicatesse comme si je pouvais me casser à tout moment. Ces mains étaient douces comme de la soie et si chaudes. Quand elles agrippèrent mes bras ce fut comme si c'était un vent chaud qui me soulevait, ces mains m'empoignaient mais pourtant j'avais l'impression qu'elles me frôlaient. Quand il me hissa sur mes jambes il enroula ses bras autour de moi pour éviter que je tombe. A ce moment là ma tête se retrouva près de son torse et je pus entendre les battements de son c½ur. Son torse était aussi chaud que l'était ses mains mais je pouvais sentir aussi sa physiologie. Je pouvais imaginé de beaux muscles mais pas ceux des accros de la salle de musculation, lui il avait des muscles parfait.
Maintenant que tout était fini mes questions réintégrèrent ma tête. Désormais je connaissais son prénom ce qui était déjà une bonne chose. Mais je pensais toujours à la question « comment lui parler? » . Nous avions commencé à marcher mais plus nous faisions de pas et plus j'avais mal au ventre. Il n'y avait aucun bruit et soudain je me vis sursauter quand il me demanda mon prénom. C'était si inattendu de sa part que mes lèvres s'ouvrirent puis se refermèrent. Il s'arrêta puis me fixa sans cligner des yeux.
- Cela fait deux fois que je te croise et tu ne me dis toujours rien. J'espère que tu ne vas pas t'enfuir cette fois. Me rétorqua t-il.
Je sentis le rouge montait à mes joues. J'avais honte de moi, de m'être enfuit il y a trois semaines. En plus il se souvenait de moi ce qui était encore plus humiliant. Pour le rassurer je fis « non » de la tête. Que pouvais-je faire d'autre, nous ne parlons pas le même langage à proprement parler.
- Tu n'as donc pas de langue, c'est dommage tu es si jolie, puis son ton devient de plus en plus suppliant. S'il te plait parle moi, j'aimerai entendre ta voie au moins une fois.
Ces paroles me transperçaient le c½ur, je ne pouvais lui donner ce qu'il me demander même pour tout l'argent du monde. A ce moment précis des larmes commencèrent à rouler sur mes joues qui se mirent à rosirent par le contact de ces gouttes d'eau sortit de mon corps. Je pris mon portable machinalement puis pris le saisit de texte et écrit:
« Shunn je crois que tu seras déçut
Mais jamais tu n'entendras ma voie.
Je me nomme Abygaelle et depuis 6 ans je suis muette. »
J'eu à peine le temps de finir mon message que soudain deux bras m'enroulèrent. Alors mes larmes redoublèrent en intensité mais toujours dans le silence le plus frustrant qu'il soit.
- Alors ce n'ai pas grave puisque tu ne peux parler comme moi, je parlerai comme toi.
Il pris mon portable et il y enregistra son numéro ensuite il pris le sien et inscrivit dans le traitement de texte:
« Si tu le souhaites, j'aimerai te revoir. Alors s'il te plait ne laisse pas cette histoire de muet entre nous. J'aimerai te connaître plus et non voir la fille qui as peur de me dire pourquoi elle ne parle pas. Cela ne me pose aucun problème comme tu peux le voir. S'il te plait donne moi ton numéro et on fera connaissance pour devenir amis. »
Je ne pus contenir mon sentiment et fit de grand signe de la tête pour lui dire que oui. Un sourire se dessina sur mes lèvres pour laisser entre voir mes dents blanches comme de la crème. En quelques mots il avait réussi à apaiser toutes mes craintes, je me sentais plus légère dès à présent et je sentais que maintenant je pouvais vivre enfin une vie à peu près normale.
Ma soirée ce finit quand il me ramena devant chez moi, mais je savais que d'autre soirée viendraient puisque maintenant il voulait que l'on devienne ami. Avant de partir il pris son portable et marqua:
« J'ai passé une agréable soirée mais je te préviens je ne te sauverais pas à toutes les soirées à moins que je sois rémunéré. =D Passe une bonne nuit je t'enverrai des textos demain. »
Je n'eu qu'une chose à écrire sur mon cellulaire:
« la rémunération tu te l'as met dans ta poche pour quand tu auras un patron. Bonne nuit à toi aussi j'attendrai ton message avec impatience. »
Puis nous nous quittâmes pour aller dormir. J'avais l'impression de voler tout en montant les marches de l'escalier. C'était comme si j'étais devenue Alice et son pays merveilleux. J'avais trouver une perle rare, celui qui m'avais comprise. J' avais si peur qu'il me rejette et pourtant c'est lui qui as fait le premier pas. J'avais l'impression de courir dans les escaliers tellement j'étais heureuse alors que c'était tout le contraire, je n'avais monté que quatre marches. Alors sortant de mes pensées par un hélant de sentiments négatifs je me précipita dans ma chambre. J'ouvris ma fenêtre en grand et pris une bonne bouffée d'air frais avant de la refermer. Je me sentais mieux mais au fond de moi, je savais que ce bonheur ne durerai pas. C'était trop beau pour être vrai. Sur ce je m'endormi comme une marmotte en revoyant toutes ces semaines défiler.
